Ecologie : un prêt à taux zéro à destination des automobiles ?

À partir du 1er janvier 2023, il sera possible de prétendre à un prêt à taux zéro pour acquérir un véhicule électrique. Les villes comportant des Zones à Faibles Émissions mobilité (ZFE-m) seraient concernées. On fait le point sur ce projet, ainsi que sur les prêts écologiques qui existent actuellement.

Le prêt à taux zéro pour les véhicules électriques, en quoi ça consiste ?

À partir de 2023, les Français résidant dans certaines villes auront la possibilité d’obtenir un prêt à taux zéro pour financer l’achat d’un véhicule propre. Mais attention, certains critères devront être respectés pour pouvoir en bénéficier. Ainsi, seront concernés les particuliers et les entreprises des ZFE-m du Grand Paris et de la capitale, Aix-Marseille, Rouen et Lyon. Concrètement, il s’agit de toutes les intercommunalités se trouvant dans une ZFE-m et dépassant de manière régulière les normes liées à la qualité de l’air, ainsi que les communes limitrophes. À noter que les zones bénéficiant du prêt à taux zéro s’étendront peu à peu en 2023 et dépendront du rapport sur les données locales relatives à la qualité de l’air de 2022.

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La possibilité de cumuler plusieurs aides

Ce dispositif sera, par ailleurs, cumulable avec d’autres aides. Parmi elles, on retrouve notamment la prime à la conversion et le bonus écologique. Il faut aussi savoir que le montant du crédit ne pourra pas dépasser le coût d’acquisition du véhicule, déduction faite des aides. S’il s’agit d’un achat, il sera plafonné à 30 000 euros et à 10 000 euros s’il s’agit d’une location. Seront concernées les voitures et camionnettes de moins de 2,6 tonnes et dont les émissions demeurent inférieures ou équivalentes à 50g de CO2 par kilomètre.

Un point d’étape en 2025

Le dispositif du prêt à taux zéro sera donc lancé en 2023, pour deux ans d’expérimentation. Un premier bilan sera dressé en 2025. Un rapport d’évaluation sera alors établi par le ministre chargé de l’Économie, ainsi que celui chargé des Transports. L’idée est alors de voir si, depuis la mise en place de ce crédit, les Français résidant dans les ZFE-m ont investi dans un véhicule plus propre et si la pollution de l’air a diminué ou non. Et d’ici à l’année prochaine, il reste possible de souscrire à un prêt écologique, dans l’optique de réaliser des travaux de rénovation énergétique chez soi. Une autre façon d’œuvrer en faveur de la planète.

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Le prêt écologique, un crédit en développement

Les établissements bancaires sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à proposer des prêts écologiques. Alors si vous souhaitez en obtenir un pour financer des travaux de rénovation énergétique, vous pourriez en profiter pour réaliser un regroupement de vos autres crédits grâce à Partners Finances. Le crédit écologique, quant à lui, permet d’allier respect de l’environnement et immobilier. Le prêt à taux zéro fait d’ailleurs partie de cette catégorie d’emprunts. Il en existe deux autres, l’éco-prêt et l’éco-prêt à taux zéro. Ils peuvent, par exemple, servir à financer des pompes à chaleur ou une chaudière thermodynamique. Mais quelles sont les conditions pour obtenir un prêt de ce type ?

Quelles conditions pour bénéficier du prêt écologique ?

Pour bénéficier d’un emprunt écologique, pas besoin d’avoir un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). La condition est de fournir provenant de l’entreprise réalisant les travaux et attestant de la nature écologique de ceux-ci. Autrement dit, une personne qui souhaiterait réaliser ses travaux elle-même ne pourrait pas prétendre au prêt écologique. Une fois la demande déposée, la banque réalisera une étude du dossier. Ainsi, elle vérifiera la solvabilité des garanties du potentiel emprunteur. Et, en parallèle, il reste possible de compléter ce prêt par le biais de certaines aides de l’État. 

Quelles possibilités pour compléter le prêt écologique ?

Aujourd’hui, les aides peuvent être cumulées. L’avantage reste qu’elles sont nombreuses et permettent de réduire les dépenses en matière d’énergie. Ces subventions sont proposées par l’État, mais aussi les établissements publics ou encore les régions. Parmi elles, il est possible de retrouver MaPrimeRénov’, de la réduction d’impôt Denormandie ou encore de l’exonération de la taxe foncière et du chèque énergie. Il peut donc être intéressant de savoir auxquelles il est possible de prétendre avant de déposer une demande de financement auprès de sa banque. Ainsi, vous établirez un plan de financement solide et qui vous permettra probablement d’obtenir un taux plus avantageux, ainsi que des mensualités réduites. 

Pour conclure

Alors que la transition énergétique et le développement durable sont au cœur des enjeux, les prêts écologiques permettent, à leur échelle, de lutter contre le réchauffement climatique. C’est aussi l’opportunité pour les ménages de France d’investir pour, par la suite, réaliser des économies sur leurs dépenses en énergie. Le prêt à taux zéro apparaît donc comme une manière de démocratiser l’accès aux véhicules propres et moins polluants, qui demeurent encore trop souvent hors de portée de nombreux foyers. 

 

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