Affirmer qu’un maire adjoint d’une grande ville peut toucher un salaire sans limite serait travestir la réalité. La loi encadre strictement les sommes versées, verrouillant le plafond à 2 006,93 euros bruts mensuels pour les communes de plus de 100 000 habitants, sauf décision appuyée du conseil municipal, et même alors, la délibération ne peut dépasser le total fixé par la réglementation. Combien touchera effectivement chaque adjoint ? Tout dépend du nombre de sièges à pourvoir, des arbitrages locaux et du budget communal voté.
La loi du 27 décembre 2019 a rebattu les cartes. Les règles d’indemnisation ont changé : revalorisation automatique pour certaines communes, encadrement plus serré des cumuls et contrôle renforcé. En 2026, nul ne pourra ignorer ces plafonds, sous l’œil vigilant du préfet et du juge administratif, garants de la légalité des décisions locales.
Salaire, indemnités et statut des maires adjoints : ce que dit réellement la loi en 2026
Les chiffres sont clairs et la règle est implacable : le salaire des maires adjoints en 2026, ou plutôt leur indemnité, reste cadré par le code général des collectivités territoriales (cgct). Tout se joue sur l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire. Plus la commune compte d’habitants, plus le montant maximal grimpe, sans jamais franchir la limite posée par la loi.
Le conseil municipal détient la main sur l’attribution de chaque indemnité. Mais le plafond légal prévaut : pour une ville de plus de 100 000 habitants, l’indemnité n’ira pas au-delà de 2 007 euros bruts, sauf si le conseil en décide autrement, collectivement, et toujours dans la limite globale autorisée. Peu importe la taille de la commune : aucun euro ne s’échappe du cadre légal. L’exercice effectif du mandat conditionne chaque versement.
Transparence oblige, chaque élu local voit son indemnité issue du budget communal, et la répartition est publique. Le montant total des indemnités attribuées au conseil municipal ne dépasse jamais le plafond global fixé par le cgct. Les cumuls ? Sous surveillance permanente : quelle que soit la combinaison de mandats, la somme totale ne peut franchir l’indemnité la plus haute prévue.
L’équilibre s’impose lors de la répartition de l’enveloppe : à chaque élu, sa part, mais dans un cadre légal strict. Un euro en trop, et la commune s’expose à un rappel à l’ordre du préfet, voire à une procédure devant le juge administratif. Les règles, désormais limpides, imposent rigueur et transparence, sous contrôle constant.
Réformes récentes, montants actualisés et enjeux pour la vie politique locale
La dernière réforme des indemnités des maires adjoints en 2026 affine les limites posées par le législateur. L’actualisation du code général des collectivités territoriales vise à rendre plus lisibles les indemnités de fonction. Résultat : un ajustement pour les élus des plus petites communes, laissés de côté lors des précédentes évolutions.
La loi pose noir sur blanc le montant maximal autorisé pour chaque strate démographique. Pour les communes de moins de 500 habitants, la somme reste modérée. Dans les grandes villes, la barre est fixée à 2 007,21 euros bruts mensuels pour un maire adjoint, avec un passage obligé par le vote du conseil municipal. À chaque euro versé, la collectivité doit justifier son choix, le tout encadré par le préfet.
Montants maximaux d’indemnités selon la taille de la commune
Voici comment la loi décline les plafonds d’indemnités en fonction du nombre d’habitants :
- Moins de 500 habitants : indemnité de fonction plafonnée à 250,56 euros bruts
- Jusqu’à 3 499 habitants : plafond réévalué à 672,02 euros bruts
- De 3 500 à 9 999 habitants : 1 188,80 euros bruts
- De 10 000 à 19 999 habitants : 1 672,44 euros bruts
- Plus de 100 000 habitants : 2 007,21 euros bruts
La répartition de l’enveloppe indemnitaire invite à la vigilance. Les débats en conseil municipal se cristallisent autour de la charge réelle de chaque délégation et du risque de conflit d’intérêt public. Les élus le savent : chaque euro doit être justifié, chaque indemnité débattue, chaque choix surveillé. Dans les couloirs des mairies, la rigueur s’est muée en norme. Ce sont ces règles qui font désormais la crédibilité de la vie locale et forgent la confiance dans l’action publique.


